TRAVAUX À LA BRIQUETERIE, nuisances pour les riverains

Vue sur les deux hectares d'espace vert de l'ancienne briqueterie de Lambersart, où la nature a repris ses droits, avec les anciens bâtiments industriels en arrière-plan.
L'ancienne briqueterie de Lambersart : deux hectares d'espace vert où la nature a repris ses droits.

Question posée lors du conseil municipal du 24 juin 2026

Résumé : 

Les habitants du quartier Verghelles subissent les nuisances liées au chantier de démolition de l’ancienne briqueterie. Pourtant, les engagements pris tant par le promoteur immobilier que par la municipalité pour limiter au maximum les désagréments du chantier n’ont manifestement pas été tenus.

Face aux nombreux problèmes constatés, la mairie tend à minimiser les faits et à se défausser de ses responsabilités en les qualifiant d’« incivilités », alors qu’il s’agit, pour plusieurs d’entre eux, d’infractions. Elle invoque également le caractère privé du chantier pour justifier l’impossibilité d’y effectuer des contrôles, alors même que les manquements dénoncés sont parfaitement visibles et constatables depuis la rue et le domaine public.

Enfin, comme trop souvent, Monsieur le Maire ne répond pas précisément aux questions posées : combien de contrôles ont réellement été effectués sur ce chantier ? Combien de procès-verbaux ont été dressés à l’encontre du promoteur immobilier ? Des questions simples auxquelles les habitants sont toujours en droit d’attendre des réponses précises.

Non-respect des engagements pris par la mairie et nuisances importantes pour les riverains lors des travaux de démolition.

Vidéo Youtube : Question sur le non-respect des engagements pris pour la démolition de l’ancienne briqueterie

Question posée par Gontran GUNS :

Extrait du procès-verbal de la séance du conseil municipal du 24 juin 2026 :

Ces dernières semaines, les travaux de démolition de l’ancienne Briqueterie se sont poursuivis dans des conditions qui semblent toujours ne pas respecter les mesures de limitation des nuisances annoncées aux riverains. Plusieurs habitants du quartier ont de nouveau constaté :

– le démarrage régulier des travaux avant les horaires autorisés,
– l’absence de dispositif de pulvérisation d’eau lors des opérations de démolition des superstructures et des dallages, entraînant d’importants envols de poussières vers les habitations voisines.

Source : page facebook de l’association AULLA

Lors du conseil municipal du 9 avril dernier, j’avais déjà attiré votre attention sur ces manquements et vous avais demandé d’intervenir afin de faire respecter les règles applicables à ce chantier.

Dans ce contexte, je souhaiterais connaître les actions effectivement entreprises par la Ville depuis cette date :
– Combien de contrôles ont été effectués sur ce chantier par la police municipale ou les services municipaux compétents afin de vérifier le respect de la réglementation et des prescriptions applicables ?
– Combien de procès-verbaux, mises en demeure, avertissements ou autres mesures de rappel à la réglementation ont été établis ou adressés à l’entreprise en charge des travaux ou au maître d’ouvrage ?

Réponse du 7ème adjoint délégué à l’urbanisme :

M. Nicolas Burlion répond aux questions, jugées légitimes, reflétant un ras-le-bol des riverains face aux actions des opérateurs du chantier. Il indique que ces problèmes sont récurrents sur l’ensemble des chantiers suivis par la municipalité, constituant une constante à laquelle les services s’efforcent de remédier.
Des incivilités multiples sont constatées de la part des opérateurs et de l’entreprise en charge du chantier. M. Burlion précise ne pas partager l’avis selon lequel ces manquements seraient réguliers, car une telle régularité faciliterait les contrôles et les verbalisations. En réalité, peu de sanctions ont été appliquées. Plusieurs cas problématiques sont mentionnés, notamment des démarrages de travaux à 6 h au lieu des 7 h 30 promises. La veille encore, une intervention a été nécessaire pour empêcher un transporteur de retirer un engin de terrassement à 6 h. Ces manquements relèvent souvent de comportements individuels, comme le non-respect des règles de stationnement. Un exemple récent concerne un poids lourd garé à 6 h 15 sur un passage piéton. Malgré les efforts déployés, le respect des règles communes s’avère difficile à faire appliquer.
Certains problèmes sont toutefois contrôlables. La Police municipale est intervenue, notamment lors d’une opération « coup de poing » menée entre le 2 et le 4 juin, avec une présence sur site dès 6 h du matin. Aucun manquement aux horaires ou à la réglementation n’a cependant été constaté. Une verbalisation a été effectuée avenue de Viersen, où des camions suivent parfois les bus sans y être autorisés. Le flagrant délit reste difficile à établir, limitant ainsi les possibilités d’action.
La municipalité se heurte également à des contraintes réglementaires. Le chantier se déroule sur une propriété privée, et les entreprises agissent dans le cadre du droit du travail. Les interventions ne peuvent donc s’exercer que dans le respect de ce cadre légal.
En cas de manquements liés aux conditions de travail, c’est à l’inspection du travail d’intervenir. Pour les problèmes de circulation, la Police nationale et la Police municipale peuvent agir conjointement, mais la caractérisation du flagrant délit reste complexe. M. Burlion souligne que, lors des deux dernières semaines, les horaires de travail ont été respectés et qu’aucune difficulté particulière n’a été observée. Lui-même se rend sur place chaque matin avant l’heure d’ouverture pour vérifier que les grilles sont fermées et qu’aucun travail ne débute avant 7 h 30, conformément à la réglementation et aux engagements pris par les promoteurs.
Malgré ces efforts, un manque de respect envers les riverains persiste. La municipalité maintient un lien régulier avec ces derniers, bien que certains d’entre eux adoptent également des comportements irrespectueux envers les entreprises et les travailleurs du chantier. Ces tensions ont conduit les opérateurs à cesser tout échange avec une association représentative du quartier, en raison de l’attitude de plusieurs de ses membres.
La municipalité joue un rôle de médiateur, assurant une communication quotidienne avec cette association et avec les acteurs du chantier, afin de les inciter à respecter leurs engagements. Une augmentation des contraintes réglementaires est envisagée pour renforcer le cadre d’intervention. Comme le souligne M. Kinget, la phase actuelle n’est qu’une première étape d’un projet plus vaste. Un arrêté municipal est en préparation pour mieux encadrer les horaires, la qualité des palissades de chantier, leur perméabilité, et imposer des zones de stationnement tampon afin de limiter l’occupation de l’espace public. Un suivi des contrats de sous-traitance sera également mis en place, car si les opérateurs affirment respecter les règles, leurs sous-traitants et prestataires extérieurs ne le font pas toujours.
La municipalité reste pleinement mobilisée sur ce chantier, qui impacte fortement le quartier, comme sur l’ensemble des opérations similaires. Il est cependant précisé que certaines nuisances persisteront inévitablement, sans possibilité de les supprimer totalement. Les efforts se concentreront donc sur leur minimisation. Les riverains sont remerciés pour leurs signalements concernant les actes d’incivilité, permettant à la Police municipale d’intervenir sur des créneaux horaires précis et d’agir avec efficacité. L’intervention de la Police municipale il y a quinze jours a permis de recadrer partiellement la situation, mais de nouveaux dérapages sont à prévoir, nécessitant des interventions répétées.

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